Rencontres n°35

Posté par lavigieartcontemporain le 1 juin 2010

RENCONTRES N°35

Du 14/05/2010 au 24/07/2010
Pierre Bendine-Boucar, Frédéric Bouffandeau, David Gommez et une performance de Bruno Mercet
Un postulat d’exposition, une sélection, des invitations lancées auprès des artistes concernés et c’est parti. Ils se contactent, se découvrent, échangent, et, peu à peu, commence à se dessiner ce qui va devenir à ce moment-là, dans ce lieu-là, avec ces personnes-là, un tout.

La n°35 est dans les starting blocs : Pierre Bendine-Boucar, Frédéric Bouffandeau, David Gommez et Bruno Mercet sont venus s’approprier ce lieu qui devient alors pour une période donnée, leur point de chute, leur atelier, l’endroit qui va cristalliser leurs réflexions :

Pierre Bendine-Boucar (Nîmes), Travaille la peinture en partant d’un motif, soit floral, soit à contrario, géométrique, prétexte à agencer des surfaces de couleurs, elles-mêmes prétextes à des combinaisons infinies d’intervalles, de zones limitrophes. Depuis des années il accumule les scotchs de marquage, chargés de résidus picturaux, lui ayant servi à réaliser ses diverses pièces et que maintenant il réutilise.

Le travail de Frédéric Bouffandeau (Paris) s’articule autour de la relation à l’architecture du lieu, devenue le point central de ses préoccupations et de la façon dont la couleur vient la souligner, la révéler. “Comment faire résonner la couleur dans l’espace? Comment lui donner plus de légèreté? le rendre plus aérien?” Sa peinture sort parfois de la toile pour prendre la forme de papier peint qui vient alors directement épouser la structure du lieu et c’est afin de rendre la couleur plus immatérielle qu’elle est, dans certains pièces, devenue lumière par l’utilisation du néon.

David Gommez (Lille) développe un travail de gravure dont les formes matrices sont extraites d’un dessin au crayon gris sur papier, issues, soit de fragments, soit de la totalité de la forme ou de la contre-forme. Elles sont alors prétexte à toute une succession de manipulations “Superpositions des contours, utilisation des chutes, transfert du dessin sur le bois, changement d’échelle, segmentations”. Dans certains oeuvres, la matrice sert autant que son impression, venant sur le mur ou se découper dans l’espace comme un trait d’union avec le sol. La gravure devient ici un champ ouvert comprenant “le pictural, le graphique et le sculptural”.

Bruno Mercet (Millau) fera pour sa part pendant le vernissage, une performance dans la cour, résultat de sa rencontre avec les artistes, leurs oeuvres et le lieu : “En somme je dirais qu’avec un objet, un geste, un déplacement, une attitude, une vision, dans un espace particulier, je peux plus ou moins simplement, suivant le hasard et les obstacles rencontrés, me débrouiller à développer certaines formes poético-dérisoires.”

Un ensemble donc, qui réunit, de la peinture, de la gravure, des reliefs et des bas reliefs et de la performance, allant de l’utilisation des murs directement recouverts de peinture (P. Bendine-Boucar), ou de papiers peint (F. Bouffandeau) ou encore accueillant des peintures, dessins ou tableaux néons (F. Bouffandeau), à celle parfois des sols supports de certains reliefs (D. Gommez).

Bref des artistes, des oeuvres, des propositions, un dialogue !

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Rencontres n°34

Posté par lavigieartcontemporain le 24 novembre 2009

RENCONTRES N°34                                                                                                         

Du 20/11/2009 au 13/02/2010
Hervé Bréhier, Sarah Dorp, Pierre-Yves Freund

Rencontres n°34 est celle d’artistes dont le travail propose une sensibilité, une attention particulière aux matériaux et gestes utilisés tant en sculpture qu’élargis à ceux traditionnels du bâtiment
Mouler, Couler, couper, assembler, regarder, garder, constater, autant d’actions et de gestes simples, qui observés et répétés deviennent parfois le propos même de l’œuvre.
Hervé Bréhier (Paris) utilise entre autre des objets quotidiens récupérés, parfois chargés d une histoire personnelle qu’il déplace de leur contexte et retravaille en tant que matériaux, leur offrant un nouvel espace ; le processus est généralement montré et l’ensemble du travail dénote d’une grande économie de moyens.
Sarah Dorp (Nîmes) questionne la relation à l’habitat, à son rôle (isoler, protéger, enfermer, délimiter…) à ses pleins, ses vides, ses qualités graphiques, par la manipulation et la confrontation physique aux matériaux tels que la pierre, le béton, l’acier jouant parfois comme des structures creuses et légères venant dessiner l’espace ou alors comme des volumes pleins et fermés dans lesquels il est impossible de pénétrer.
Pierre-Yves Freund (Augerans) porte une grande attention à la mémoire que l’objet réalisé porte dans sa matière : traces d’accidents, systèmes d’élaboration ; Le plâtre permet par sa fragilité de déclencher des failles dans le processus qui deviendront alors parties intégrantes de l’œuvre, il met en jeu des jeux de plans, de lumière, de fragilité et de résistance, de maitrise et d’inattendu.

Des œuvres en retenue mettant l’accent sur la simplicité des gestes et la façon dont les matériaux y réagissent, jouant alors comme de réels espaces sensibles et poétiques.

 

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Rencontres n°33

Posté par lavigieartcontemporain le 23 mai 2009

RENCONTRES N°33

Du 22/05/2009 au 25/07/2009
Florence Carbonne, Marion Jannot, Marie Lepetit, Alexandra Roussopoulos

À partir du lieu de La Vigie, espace vivant, marqué par ses éléments parasites, éviers, tuyaux, sols présents, qui proposent aux artistes une infinité de réactions en discussion avec le lieu même, ces quatre artistes viennent réagir à la proximité de cet endroit et la rencontre avec les autres, autres personnalités, autres sensibilités autres façon d’aborder une problématique. C’est de cet échange que se construit cette nouvelle proposition.
Le postulat de départ se situe autour de la «ponctuation de l’espace», comment à partir d’une surface donnée le geste de l’artiste va venir, ponctuer, façonner, donner l’impression d’un espace autre d’une nouvelle forme, parfois par des systèmes et mises en œuvre d’une grande simplicité ; Cette exposition parle du « graphique », de la ligne mais autant par l’installation, la photographie, la couleur, que le dessin sur le papier ou directement sur le mur.

Florence Carbonne propose une installation dans l’espace, de fil élastique tendu troublant la perception en proposant un nouveau relief, ainsi qu’un travail photographique de prises de vues dévoilant une sorte de motif, concept de base du travail. Son travail interroge la notion d’espace et le rapport de l’oeuvre à son public proposant, avec un minimum de moyens, une relecture sensible.
Marion Jannot présente une série de dessins jouant sur la simplicité des lignes s’entrecroisant qui donnent forme parfois à des objets quotidiens et familiers.À cela  se juxtapose un travail sur le lieu, se constituant de ficelles tendues retenues au mur par des « punaises » qui viennent rythmer la surface par la présence marquée de leur «tête».
Marie Lepetit  inscrit son travail directement sur la surface du mur qu ‘elle vient dessiner, marquer par une succession de lignes et de points qui prennent des formes élaborées, de propagation de cercles plus ou moins serrés dans l’espace.

Alexandra Roussopoulos présente une installation comportant dessins, peintures, photomontage et maquettes parlant d’espace utopique, « à la recherche de la forme idéale, sans angle, libre, et mobile, une présence omnisciente qui règne, protège et envahit les lieux»

Cette nouvelle exposition est le résultat de l’échange entre ces quatre jeunes artistes et leur réponse sensible à cette rencontre mutuelle et avec ce lieu à rejouer sans cesse.

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Rencontres n°32

Posté par lavigieartcontemporain le 10 mars 2009

RENCONTRES N°32

Du 21/11/2008 au 14/02/2009
FABIEN BOITARD, EMMANUELLE CASTELLAN, BAPTISTE CHAVE

Sur les murs de la Vigie prend forme une nouvelle proposition de mise en relation et de mise en discussion des oeuvres.
Le fil tiré cette fois-ci pour créer le dialogue entre les artistes se tisse autour de la prise en compte de l’image et de la représentation du réel, l’ensemble se mêle mis laisse la part belle à la peinture…

Fabien Boitard s’organise autour de peintures riches en vocabulaire pictural, qui associent ou opposent des « états différents » de la matière et de la facture: épais, lissé, flou, net, ébauché… qui amplifient, complexifient la lecture que l’on peut avoir du sujet, traitant souvent du quotidien et posant ainsi un regard engagé sur la société.

Emmanuelle Castellan travaille dans un rapport à l’espace et à l’échelle des choses. Elle peint des images, très souvent des paysages, comme issus de traces de mémoire, de ressentis, allant parfois vers un effacement qui flirte avec l’abstraction. En relation, viennent se placer au sol des maquettes en carton très sommaires, comme des prises de notes d’espaces ou de mise en espace.

Baptiste Chave se place dans un univers plus onirique, ces peintures jouent sur le contraste entre un sujet d’apparence illustrative mais traité avec une grande picturalité et une liberté parfois en contradiction même avec la représentation, poussant ainsi notre imaginaire à réinterpréter autant l’image que notre propre approche de la peinture.

Un ensemble qui nous prouve que la peinture est constamment rejouée, les « palettes graphiques et picturales » s’enrichissent toujours et notre plaisir visuel sans cesse renouvelé.

 

 

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Rencontres n°31

Posté par lavigieartcontemporain le 13 juin 2008

RENCONTRES N°31
ENSEMBLAGE

Du 23/05/2008 au 19/07/2008
DANIEL AULAGNIER, CLAUDE BRIAND-PICARD, YANNICK PAPAILHAU

La Vigie-Art Contemporain, pour cette exposition de printemps réunit trois artistes : Daniel Aulagnier, Claude Briand-Picard et Yannick Papailhau qui ont mis en commun leur talent pour traiter d’un même thème: ENSEMBLAGE, fait de machines et de constructions. Ainsi, chacun avec sa propre sensibilité et son propre univers apporte une réponse pertinente à ce thème.

Daniel Aulagnier nous propose de découvrir un ensemble graphique de plans de machine, qui juxtaposent et se démultiplient. Ce sont des constructions machiniques composées de signes abstraits et antagonistes, renforcés par l’immatérialité de la lumière intégrée à l’oeuvre.

Claude Briand-Picard transpose dans la sphère des arts plastiques, la couleur présente dans le monde industriel et marchand. Elle est désignée sous le nom de couleur importée, soit le ready-made color. les repères habituels sont alors boulversés par une palette puisée dans des élèments signalètiques de chantier et des objets de consommation.

Yannick Papailhau nous présente sous la forme de dessins sonores, des machines étranges. Petits voyages poétiques entre théories fantasques et histoires abstraites, menant à la découverte de l’amphigourique.

Une nouvelle fois grâce aux artistes s’incarne, se personnifie, ses studios se retrouvent habités par la présence forte de leurs oeuvres.

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